Format fixe, photo obligatoire, jiko PR, shibo douki : guide complet pour rédiger un rirekisho et un shokumu keirekisho convaincants pour le marché du travail japonais.

Le CV japonais ne ressemble à aucun autre. Il existe en deux formats distincts, suit des conventions strictes, inclut une photo obligatoire, et est souvent accompagné d'une lettre manuscrite. Pour un francophone qui postule pour la première fois au Japon, c'est un document qui demande une préparation spécifique.
| Formats | Rirekisho (履歴書) + Shokumu keirekisho (職務経歴書) |
| Photo | Obligatoire sur le rirekisho (3×4 cm, fond blanc/bleu) |
| Langue | Japonais pour les entreprises japonaises, anglais/français accepté ailleurs |
| Longueur | Rirekisho : format fixe. Shokumu keirekisho : 2 pages max |
| Modèle officiel | Disponible gratuitement sur le site du Ministère de la Santé ou en konbini |
| Europass | À éviter absolument : inconnu au Japon |
Ce guide explique les deux formats en usage, ce qu'on y met, ce qu'on évite, et comment adapter votre profil francophone pour qu'il soit lisible et convaincant pour un recruteur japonais.
Il existe deux types de CV au Japon, et ils ne remplissent pas le même rôle.
C'est le CV standardisé japonais. Son format est fixe : il existe même un modèle officiel vendu en konbini. Il contient :
C'est un document factuel, pas un argumentaire. Il certifie votre parcours.
C'est le CV de compétences, libre dans sa forme. Il détaille :
C'est ici que vous vous vendez. Le shokumu keirekisho est votre vraie vitrine professionnelle.
| Type d'entreprise | Document attendu |
|---|---|
| Grande entreprise japonaise | Rirekisho + shokumu keirekisho |
| PME japonaise | Rirekisho seul ou les deux |
| Entreprise internationale | Shokumu keirekisho ou CV occidental |
| Startup | CV occidental ou shokumu keirekisho |
En cas de doute, préparez les deux. C'est la solution la plus sûre.
Obligatoire, et prise au sérieux. Les standards :
Évitez les selfies, les photos de vacances recadrées ou les fonds colorés. Au Japon, la photo signale votre sérieux avant même que le recruteur lise votre nom.
Le rirekisho demande des informations que les CV européens excluent souvent : date de naissance, nationalité, parfois le statut matrimonial. C'est légalement encadré au Japon mais culturellement normal. Remplissez ces cases sans les laisser vides.
Pour la nationalité : indiquez "Française" (フランス国籍) ou "Belge", etc. Les entreprises qui recrutent des francophones s'y attendent.
En ordre chronologique (du plus ancien au plus récent). Mentionnez :
Au Japon, le diplôme de l'établissement compte autant que le niveau. Si vous avez un diplôme d'une grande école française ou d'une université connue, mentionnez-le en entier. Traduisez en japonais si le CV est en japonais, ou laissez le nom original s'il est reconnaissable (Sciences Po, HEC, etc.).
Dans le rirekisho, il est résumé : nom de l'entreprise, dates, poste occupé. Pas de détail sur les missions : c'est le rôle du shokumu keirekisho.
Format attendu :
20XX年XX月 〇〇株式会社 入社
20XX年XX月 〇〇部門 配属
20XX年XX月 退職
Si votre parcours est en dehors du Japon, adaptez à ce format en indiquant le nom de l'entreprise (en caractères latins ou translittéré) et le pays entre parenthèses.
C'est votre paragraphe de présentation libre, environ 200 à 300 mots. C'est différent d'une lettre de motivation : il décrit qui vous êtes professionnellement, pas pourquoi vous postulez à ce poste.
Ce qui fonctionne :
Ce qui ne fonctionne pas :
C'est votre réponse à : pourquoi cette entreprise, pourquoi ce poste. Il doit être spécifique à chaque candidature.
Structure efficace :
Évitez les raisons trop générales ("j'aime le Japon", "je veux progresser professionnellement"). Les recruteurs japonais lisent des dizaines de lettres. La spécificité est ce qui retient l'attention.
C'est ici que la logique change par rapport au rirekisho. Vous êtes libre du format, et c'est là que vous valorisez vraiment votre expérience.
1. En-tête Nom, email, téléphone, date du document. Sobre.
2. Résumé de profil (職務要約) 3 à 5 lignes maximum. Qui vous êtes professionnellement, votre niveau d'expérience, votre valeur ajoutée centrale.
3. Compétences clés Liste courte (6 à 10 items) : langues, outils, certifications, domaines d'expertise.
4. Expériences professionnelles (ordre chronologique inverse) Pour chaque poste :
5. Formation Diplômes dans l'ordre chronologique inverse.
Les recruteurs japonais apprécient les réalisations quantifiées. Exemples :
Si votre expérience est dans un domaine difficile à chiffrer (traduction, enseignement, communication), privilégiez le volume : nombre de langues, volume de texte traduit par mois, nombre d'apprenants, taille des équipes coordonnées.
C'est votre différence principale sur ce marché. Rendez-la explicite :
Ne minimisez pas cet atout. Pour savoir quels secteurs recrutent activement des profils francophones, consultez le guide secteurs qui recrutent des francophones au Japon.
D'après les pratiques de recrutement japonaises, les premières secondes d'examen d'un CV portent sur :
Votre CV est-il prêt pour le marché japonais ?
L'outil Analyse de CV identifie les points faibles de votre dossier selon les critères du marché japonais : structure, mots-clés manquants, ce qu'un logiciel ATS en extrait réellement.
Analyser mon CVÀ partir de ¥980/moisDans certaines entreprises japonaises traditionnelles, une lettre manuscrite (手書き, tegaki) accompagne le rirekisho. C'est de moins en moins courant dans les postes qui recrutent des profils étrangers, mais ça arrive.
Si elle est demandée : soignez votre écriture, utilisez de l'encre noire ou bleue, et ne faites pas de ratures. Une lettre manuscrite propre signale sérieux et respect. Une lettre avec des corrections au Tipp-Ex sera mal perçue.
Pour les postes francophones, une lettre dactylographiée est généralement acceptée et préférable si votre écriture en japonais est limitée.
Préparer un CV pour le marché japonais demande un effort d'adaptation réel, pas une traduction. Le rirekisho certifie votre parcours. Le shokumu keirekisho le valorise. Les deux ensemble donnent une image complète au recruteur.
Votre profil francophone est un atout rare sur ce marché : rendez-le visible, quantifiez-le, et adaptez sa présentation aux codes locaux sans le diluer.
Toutes les offres d'emploi pour francophones au Japon sont disponibles avec salaire affiché.
Cela dépend de l'entreprise. Pour une entreprise japonaise traditionnelle, un CV en japonais (rirekisho) est quasi obligatoire. Pour une entreprise internationale ou un poste où le français est la valeur principale, un CV en anglais ou en français est souvent accepté, parfois préféré. En cas de doute, préparez les deux versions.
Le rirekisho (履歴書) est le CV standardisé japonais : format fixe, informations personnelles, parcours scolaire et professionnel résumé. Le shokumu keirekisho (職務経歴書) est le CV de compétences : libre dans sa forme, il détaille les missions, les réalisations et les compétences. Les entreprises japonaises demandent souvent les deux. Les entreprises internationales acceptent généralement le shokumu keirekisho seul.
Le jiko PR est votre présentation personnelle libre (200 à 300 mots). Il décrit qui vous êtes professionnellement, pas pourquoi vous postulez. Structure efficace : une compétence clé illustrée par un exemple concret, un trait de caractère professionnel, puis votre valeur ajoutée en tant que francophone (multilinguisme, accès aux marchés francophones, médiation culturelle). Évitez les formules génériques et rédigez en prose, pas en liste à puces.
Oui, la photo est obligatoire sur le rirekisho japonais. Elle doit être récente (moins de 3 mois), fond blanc ou bleu uni, tenue professionnelle, format 3×4 cm. C'est une norme culturelle : son absence est perçue comme un manque de sérieux ou un oubli.
Pour des postes dans des entreprises internationales ou des startups, un CV européen bien structuré (une page, expériences en ordre chronologique inverse, résultats chiffrés) est généralement accepté. Pour des entreprises japonaises traditionnelles, il vaut mieux adapter au format local. Dans tous les cas, évitez le format Europass : il est inconnu au Japon et alourdit inutilement la lecture.
Trouvez votre prochain emploi au Japon
Toutes les offres pour francophones — salaire affiché, conditions détaillées.
Voir les offres d'emploi