Tout ce que vous devez savoir sur les visas de travail au Japon: types de visas, conditions d'obtention, procédures et conseils pratiques pour les francophones.

Au Japon, c'est l'employeur qui fait la demande de visa, pas le candidat. Sans contrat signé avec une entreprise japonaise, aucune démarche officielle n'est possible. Il faut compter 2 à 4 mois entre l'offre d'emploi et le premier jour au bureau.
Ce guide couvre les visas les plus courants pour les profils francophones, les conditions concrètes à remplir et les étapes dans l'ordre.
Créé en 2019, ce visa cible les travailleurs qualifiés dans 14 secteurs en tension : restauration, hôtellerie, soins infirmiers, agriculture, construction, etc. Il est accessible sans employeur japonais préalable dans certains cas, ce qui le rend attractif.
Condition principale : réussir un examen de japonais (généralement JLPT N4 minimum) et un test sectoriel.
C'est le visa le plus courant pour les francophones ayant un niveau d'études supérieur. Il couvre les postes en :
Conditions : diplôme universitaire (bac+3 minimum) et un contrat de travail avec une entreprise japonaise.
La catégorie qui regroupe les profils tech et ingénierie. Elle englobe aujourd'hui le visa "Ressources Humaines" précédent en un seul statut.
Profils concernés : développeurs, data scientists, ingénieurs, architectes logiciels, product managers.
Conditions : diplôme dans un domaine lié au poste, ou 10 ans d'expérience professionnelle prouvable dans le secteur.
Le sésame pour les profils seniors. Un système de points évalue votre dossier (diplôme, salaire, âge, publications, etc.). À partir de 70 points, vous obtenez le statut, avec des avantages considérables :
Cible idéale : cadres avec +5 ans d'expérience et salaire supérieur à 5 millions de yens.
Pour enseigner dans une université ou un établissement d'enseignement supérieur japonais. Distinct du visa "assistant de langue" qui relève du statut "Activités d'Instruction" (instructeur d'anglais/français dans le secondaire). Consultez les offres dans l'éducation et la formation pour ce type de poste.
La grande majorité des visas de travail nécessitent un certificat de résidence (在留資格認定証明書, zairyu shikaku nintei shomeisho) délivré par le Bureau de l'Immigration japonais, à la demande de l'employeur et non du candidat.
C'est l'employeur qui initie la procédure. Votre rôle : lui fournir vos documents. Certaines entreprises précisent explicitement qu'elles proposent un visa sponsorship dans leur offre.
Les pièces habituellement demandées :
L'employeur soumet le dossier au Bureau de l'Immigration. Le délai est de 1 à 3 mois en général. Ce document est ensuite envoyé au candidat resté dans son pays d'origine.
Avec le certificat d'éligibilité en main, vous déposez votre demande de visa à l'ambassade ou consulat japonais le plus proche. Délai : généralement 5 jours ouvrés.
À l'aéroport, vous échangez votre visa contre une carte de résidence (在留カード, zairyu card). Cette carte atteste de votre statut légal sur le territoire.
Pour les postes en entreprises internationales, dans la tech ou dans des fonctions nécessitant explicitement le français (traduction, relation clients francophones, enseignement), un niveau JLPT N4 ou N3 peut suffire, voire aucun certificat si le poste le justifie.
La France et le Japon ont signé un accord de détachement : si vous êtes envoyé au Japon par une entreprise française pour une durée limitée (moins de 5 ans), vous pouvez rester rattaché au régime de sécurité sociale français et éviter la double cotisation.
Les ressortissants français, belges et canadiens-français de moins de 30 ans (35 ans pour certains) peuvent travailler au Japon jusqu'à 1 an avec un visa vacances-travail. C'est souvent une première porte d'entrée pour tester le marché du travail japonais avant de demander un visa long terme.
Avant le visa, il y a l'offre. Et avant l'offre, un dossier de candidature qui passe les filtres. Le Pack Candidat FrancoTokyo vous permet d'analyser votre CV selon les critères du marché japonais, de vérifier ce qu'un logiciel ATS en extrait, et de préparer vos entretiens avec des questions générées depuis votre profil et l'offre ciblée. À partir de ¥980 par mois, sans engagement.
Vous cherchez un emploi qui justifie l'obtention d'un visa de travail ? Consultez les offres d'emploi pour francophones au Japon sur FrancoTokyo. Toutes les offres incluent le type de contrat et les conditions de rémunération.
Une fois le visa en poche, deux sujets à préparer : les salaires par secteur au Japon pour négocier votre package d'entrée, et les codes de la culture d'entreprise japonaise pour intégrer rapidement.
C'est l'employeur qui initie la procédure de visa de travail au Japon. Il soumet le dossier au Bureau de l'Immigration japonais pour obtenir un certificat d'éligibilité (在留資格認定証明書). Le candidat ne peut pas faire la demande lui-même.
Il faut compter 2 à 4 mois au total entre l'offre d'emploi et le premier jour au bureau. L'obtention du certificat d'éligibilité par l'employeur prend 1 à 3 mois, puis la demande de visa à l'ambassade prend généralement 5 jours ouvrés.
Non, travailler au Japon avec un visa touriste est illégal, y compris à distance pour une entreprise étrangère. Il faut disposer d'un statut de résidence adapté (visa de travail) avant d'exercer une activité professionnelle sur le territoire japonais.
Oui. Les ressortissants français de moins de 30 ans (35 ans dans certains cas) peuvent travailler au Japon jusqu'à 1 an grâce au Programme Vacances-Travail (PVT). C'est souvent une première porte d'entrée pour tester le marché du travail japonais avant de demander un visa de travail long terme.
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